Vie

APOSTASIE ; début de socialisation.

APOSTASIE ; début de socialisation.

Le jeune Yvon vivait dans plusieurs milieux, d'abord, sa propre famille, souvent chez son grand-père maternel, occasionnellement dans la montagne, chez les oncles de la famille paternelle. Les années s'accumulant, Il devait affronter la vie de la petite ville, là où il vivant la plus grande partie du temps.

La vie familiale était simple et frugale. Étant le premier enfant d'une future famille nombreuse il fut choyé et bien reçu. Chez le grand-père  maternel, Il avait ses quartiers, incluant une chambre seulement pour Lui. Dans la montagne les choses se passaient autement, sachant que sa présence était occasionnelle et peu prisée de ses cousines qui griffaient et mordaient à la moindre contrariété. Ainsi, je me méfie abondamment de mes cousines depuis longtemps.

Mais revenons à la petite ville de Victoriaville, laquelle était un centre de fabrication de meubles domestiques de bonne qualité. La plus grande partie de la gente masculine était employée dans les usines qui fabriquaient tous les meubles nécessaires à la région dite des Bois-Francs. Les chaises étaient plutôt usinées dans la région immédiate de la ville de Québec. Les épouses, les femmes, demeuraient à la maison à s'occuper des rejetons. Il y avait une exception ; dans les villes à fort potentiel industriel, genre arsenal, il y avait des femmes occupées aux travaux mineurs dans ces entreprises

Ainsi , il y avait dans le milieu de vie de mon enfance plusieurs usines de fabrication de meubles dirigées par une famille, laquelle permettait aux mâles de travailler avec tout ce qui s'y rattache. Puis vint le tumulte de la syndicalisation. Bien que j'étais fort jeune, j'entendais les adultes parler d'une grève des ouvriers. La grève n'était qu'un mot à cette époque. Puis vinrent les événements plus sombres. Un jour arrivèrent d'on ne sait où des camions dont les tabliers étaient recouverts de cailloux. Sur les lits de caillous des gens inconnus, ivres d'alcool et de harangues. Ils cassèrent toutes les fenêtres des usines avant de repartir. On sut par la suite que c'était des membres d'une union syndicale,  la CTCC (la confédération des travailleurs catholiques du canada).

Je garde de cette époque des images effrayantes de ces bâtiments aux yeux crevés.

 

asuivre.

Commentaires

Passionnant, Yvon,

continues stpl. par petit pas !

Portrait de YVON

La maison à la montagne.

Exact, Corinna.

C'est la maison qu'avait construit Réza Carrier, mon grand-père paternel. Cette grande habitation toute faite de bois est toujours habitée par ses descendants.

Mourir pour des idées, d'accord ; mais de mort lente. Georges Brassens.

Portrait de Corinna

La photo

S'agit-il de la maison à la montagne ?

 

“Rien n'a autant changé la nature de l'homme que la perte de silence”.