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APOSTASIE ; les bons et les mauvais Sauvages.

APOSTASIE ; les bons et les mauvais Sauvages.

Quand le cardinal Richelieu accorda des licences d'exploitation au nom de son roi, tous les territoires étaient disponibles ; mais il s'agissait en principe de tout ce qui comprend maintenant le Canada et les États-Unis d'Amérique.

Ainsi, ce que l'on appelait déjà à cette époque des COMPAGNIES furent créées. La plus célèbre, celle des CENT ASSOCIÉS devait selon ses lettres patentes faire tout le bien possible pour le nouveau territoire français, ce qui lui permettait de l'exploiter ; également, on devait coloniser, christianiser et établir un certain nombre de colons.

Mais passons les détails puisque je n'y étais pas. Toutefois, quand je fus en mesure de lire et d'écrire à l'aide de ma main droite, il y eut des cours d'Histoire du Canada. Les plaquettes servant de référence à cette Histoire du Canada, lesquelles étaient minuscules et fort mal faites se révélèrent provenir d'éditions anciennes retapées et adaptées par des religieux fervents catholiques, serviles et biaisés.

Il  avait là-dedans, des gravures de mauvais Sauvages cachés derrière les arbres, prêts à attaquer les bons colons venus pour leur faire du  bien. Nous apprîmes bientôt qu'il y avait de bons et de mauvais Sauvages. Les bons Sauvages étaient soumis à l'armée française, catholiques et de bons serviteurs des religieuses et missionaires venus les évangéliser ; avant tout, Ils étaient baptisés.

Les mauvais Sauvages étaient  des gens cruels. Ils massacraient sans avertissement les colons, arrivaient à l'improviste, et mettaient tout à feu et à sang. En résumé, il y avait les bons et serviles Hurons, et les méchants Iroquois, lesquels étaien fourbes, traîtres à l'armée française, mauvais serviteurs, et refusant le saint baptême.

Avant de clôre, il faut relater la saga des Saints Martyrs Canadiens, qui furent nommés plus-tard les saints patrons du Canada, Saint Joseph ayant été mis à l'écart pour l'occasion. Ainsi, pour des raisons inexpliquées, ces missionaires catholiques français furent capturés par les Iroquois et suppliciés. Il y avait une gravure sur laquelle nous voyions chacun des suppliciés attaché à un énorme pieu ; il y avait à leurs pieds des feux et leur pendaient au cou des colliers de haches rougies au feu. Ils furent tous tués et les sauvages mangèrent leur coeur pour reconnaître leur grande bravoure. Toutefois, un grand historien de l'université de Montréal expliquait dans son cours intégral de l'Histoire du Canada que les Iroquois n'appréciaient pas que leurs femmes soient baisées, alors qu'ils étaient absents.

 

à suivre.

Commentaires

Portrait de Gibus

Passionnant...

Merci Yvon pour ce blog !

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Amitiés

Gibus