En effet, celles-ci perdent beaucoup d’eau par
évaporation ; de l’eau que les arbres ne peuvent
que difficilement se procurer dans le sol gelé. Mais avant
la chute de leur feuillage, ceux-ci en extraient toutes les substances
précieuses, dont la chlorophylle verte. Ainsi,
d’autres pigments apparaissent sur les feuilles et nous
enchantent avec un spectacle haut en couleur.

A la différence du
jaune et de l’orange, le rouge n’est pas encore
présent dans les feuilles durant
l’année. Cette couleur n’est produite
qu’en automne, grâce à un pigment
nommé anthocyane, et protège les feuilles
d’un trop-plein de soleil quand celles-ci
n’arrivent plus à transformer
l’énergie solaire.
D’après une autre théorie, cette
couleur intense tiendrait les insectes à
l’écart des arbres. Selon cette «
théorie du signal », plus un arbre est sain et
capable de se défendre, plus son feuillage se colore
intensément. Les insectes reconnaîtraient les
arbres bien ou mal « défendus »
grâce à l’intensité de cette
coloration et choisiraient alors les arbres plus faibles pour offrir
à leur progéniture un meilleur départ
dans la vie.
Les pucerons ont une nette préférence pour les
feuilles vertes. Ils évitent en revanche les jaunes et les
rouges.
Source : pro natura magazine, octobre 2008