Dans un article publié par le New York Times du 1er
août , Damon Darling regrette, d’une
façon plus générale, que les TIC
tendent à réduire les hasards heureux, ce
qu’en anglais on appelle “serendipity”
(et que d’aucuns voudraient traduire par “zadigacité
“… allez donc voir Wikipedia en
français pour en trouver la raison).
J’ai tendance à croire que la navigation sur le
web, pour peu qu’on s’y livre avec un minimum de
curiosité est au contraire une fabuleuse source de
sérendipité (le néologisme qui permet
de traduire ce mot qui n’existe pas en français).
Mais je dois reconnaître que les réseaux sociaux
(et les systèmes de référence et de
votes qui les accompagnent) poussent sinon à la
pensée unique du moins à une pensée
à géométrie très peu
variable.
C’est pourquoi j’ai tendance à
promouvoir [...] la “embedded serendipity” ou la
sérendipité embarquée,
intégrée aux processus de collecte
d’information.
Je le fais de deux façons au moins:
En intégrant des flux RSS qui ne
m’intéressent que marginalement dans ceux que je
consulte régulièrement. La possibilité
des hasards heureux augmente.
En essayant régulièrement de pratiquer le
ricochet virtuel: quand je clique sur un lien qui me conduit
à une page surprenante je m’efforce de
répéter l’opération au moins
deux fois en cliquant sur les liens que je trouve à chaque
étape. Au bout du compte, je me retrouve souvent en
territoire inconnu (et rien n’empêche de continuer
à sauter…).
[...]
Source : http://pisani.blog.lemonde.fr/
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