Depuis la publication du premier article qui a eu droit à un commentaire, une autre contribution « Le bénévolat, une valorisation de la retraite » a donné un éclairage complémentaire.
Ce thème est trop important pour ne pas préciser certains points afin que chacun puisse dès que possible se préparer et prendre les meilleures mesures possibles. Les dictons « prévenir, c’est guérir » ou « gouverner, c’est prévoir » s’appliquent totalement autant l’un, que l’autre.
Le commentaire a révélé une erreur : une retraite anticipée n’est en effet plus possible 5 ans auparavant, mais seulement 1 à 2 ans avant l’âge de la retraite ordinaire (celle légale de l’AVS : le document en annexe sur l’âge flexible le précise clairement et s’appuie sur des exemples chiffrés). Notons que tant que l’AVS ne permettra pas une approche plus flexible de la retraite anticipée, celle-ci restera difficile dans la plupart des cas.
Nous partageons les autres avis du commentaire car il montre combien chaque cas est différent et souhaitons toutefois préciser que :
Seniorweb s’adresse aux personnes de 50 ans et plus. On peut se demander si cet âge de 50 ans n’est pas le dernier moment le plus favorable pour « assurer » (autant dans le sens de « garantir » que dans celui « d’assurances ») au mieux une éventuelle retraite anticipée.
Vu que le tissu économique suisse est basé autant sur de très grandes entreprises que de très nombreuses PME, dont la taille est très variable, la prévoyance professionnelle (LPP) trouve sa base dans de très nombreuses structures pour s’adapter, le mieux que possible, à cette situation, tout en respectant la législation très dense en la matière. Si les grandes entreprises ont une bonne couverture de prévoyance, tel n’est pas toujours le cas dans les PME.
L’un des effets du régime obligatoire LPP, en vigueur depuis 1985, devrait être une plus grande égalité de traitement, face à l’AVS, entre les salaires de base (peu importe la profession choisie : celle du fonctionnariat, avec des « ponts AVS » ou celle de salariés dans le privé) en matière de retraite anticipée.
Aussi longtemps que la LPP n’aura pas atteint 40 ans d’existence (65 ans (âge ordinaire de la retraite AVS des hommes) moins 25 ans (âge du début de la cotisation LPP obligatoire) ou en chiffres : 65 – 25 = 40), c.à.d. jusqu’en 2025, tous les bénéficiaires de ce régime de prévoyance font tous partie de la génération d’entrée et des prestations complémentaires (PC) ne sont pas à exclure. Si les PC en matière d’AVS sont connues, d’autres prestations d’appoint en matière de LPP ou de 3e pilier le sont moins.
Il est question de divers régimes de prévoyance comme celui préobligatoire (1) ou surobligatoire(2) pour la LPP, et d’assurances–vie antérieures(3) ou non (4) au 3e pilier (dont la base légale se trouve dans une ordonnance qui porte le nom d’OPP 3). L’OPP 3 détermine, depuis 1985, les montants annuels déductibles fiscalement. Selon la couverture d’assurance nécessaire, il se peut que la cotisation soit plus importante que celle légalement prévue pour la déduction fiscale, il est alors question du pilier 3b (notion technique face au 3a des salariés et indépendants).
Le régime fiscal des assurances–vie que nous venons de mentionner, comme aussi de celles conclues depuis 1985 peuvent varier d’un canton à l’autre (surtout pour le 3b). Le principe fiscal fédéral introduit avec la LPP et l’OPP 3 est probablement plus simple à exprimer qu’à appliquer. En effet : toute cotisation aux assurances sociales devrait en principe être déductible du revenu, alors que les prestations qui en résulteront seront ensuite imposables.
Il n’est pas facile de réduire à des explications simples et claires des régimes sociaux plus que complexes qui existent depuis plus d’un demi-siècle pour l’AVS, alors que les 2 autres piliers de nos assurances sociales n’ont pas encore les 40 ans déjà mentionnés ci-dessus.
Afin de pouvoir obtenir les meilleurs conseils techniques en cette matière, il convient auparavant d’essayer de comprendre la complexité de nos divers régimes sociaux. La sagesse populaire selon laquelle « comparaison n’est pas toujours raison » est malheureusement très exacte.
Une fois encore, nous vous prions de mieux saisir les motifs pour lesquels, même les plus grands techniciens, ne pourront souvent pas répondre à toutes les questions qui peuvent se poser et au choix qu’il convient de faire.
Nous nous permettons seulement de conclure par un avis totalement personnel :
Généralement une retraite anticipée ne peut être envisagée que par des cotisants qui disposent de revenus et/ou de fortune suffisants pour permettre de compenser les réductions de la rente anticipée.
Dans ces cas, il importe en effet de combiner de manière optimale les divers régimes sociaux en bénéficiant correctement des exonérations fiscales pouvant être obtenues, sans vouloir effectuer des spéculations financières des capitaux du 2e et du 3e piliers dont ce n’est pas le but, même s’il s’agit de « capitalisations » et non de répartition comme en matière d’AVS.
____________
En annexe :
Etat au 1er janvier 2012, source AVS
Image: Seniorweb
|
|
Twittern |
... n'est pas correct, car il mène sur le 1er article au sujet de la retraite anticipée et non sur l'article annoncé touchant le bénévolat - voici le lien correct
Jean-Pierre
LPP
Un nouveau lien:
http://www.seniorweb.ch/fr/type/forum-topic/2012-05-18-discussion-touchant-la-retraite-anticipee
Merci de vous y rendre et meilleures salutations
Charles-Albert